lundi, 31 décembre 2007

Opus XVII déménage

Opus XVII déménage !

 
OPUS XVII tourne la page 2007 en passant sous WordPress et un nouvel hébergement sur site propre. La plupart des articles parus ici et sur mon premier blog L'Éphémère Chinois sont, ou bien transférés déjà, ou bien en voie de l'être. Au moins jusqu'à ce que le blog v2 soit correctemment référencé, je laisse celui-ci en l'état. Ensuite je supprimerai probablement tous les articles, sauf celui-ci, au cas où un lecteur fidèle, parti un an en Patagonie, revenait à la civilisation et à ma prose coruscante !

Opus XVII v2 

mercredi, 28 novembre 2007

Le déshonneur des lettres

Une note récente du Stalker mentionne l'initiative de l'éditeur Léo Scheer appelant au soulèvement (rien de moins !) de la blogosphère pour cause de médiocrité du cru 2007 des prix littéraires. Dans la foulée, Scheer propose une liste B de prix.
 
Je n'ignore pas que la blogosphère des lettres n'a rien à cirer de l'opinion du ciron Yanka, mais puisque, pratique oblige, j'appartiens bien à la triste caste des écrivains, je me sens plus ou moins concerné, et donc forcé de faire connaitre mon opinion.
 
Je confesse n'avoir jamais été influencé dans mes choix de lecture par aucun prix. Je n'ai lu que trois livres primés par le Goncourt : À l'ombre des jeunes filles en fleurs (Proust, 1919), Le rivage des Syrtes (Gracq, 1951, prix refusé par l'auteur et livre que je n'ai pas eu le courage de lire jusqu'au bout, tant il m'a ennuyé), Le roi des aulnes (Tournier, 1970). J'ai aussi lu le Renaudot de 1929 (Marcel Aymé) et celui de 1932 (Céline). Un seul Prix Médicis : celui de 2004 (Marie Nimier). La liste est un peu plus longue, mais pas tellement, pour les lauréats du Médicis étranger. Arrêtons là cet insensé recensement. On l'aura compris : je me soucie comme d'une guigne des prix littéraires. Pour moi, on peut les supprimer.
 
Je n'appelle pas comme Léo Scheer au soulèvement, mais à l'indifférence, voire au mépris. Que disait Léautaud des prix littéraires ? Ceci, que tout écrivain qui en acceptait un, sollicité ou non, était à ses yeux déshonoré. Il insistait : déshonoré ! Au déshonneur des écrivains primés j'ajoute pour ma part celui des membres des jurys littéraires, tous, sans exception, compromis et véreux. 
 
Une liste B de prix... Pourquoi pas des listes C, D, E, F, etc., histoire de récompenser large ? Et tant qu'à faire, pourquoi pas une liste A récompensant les auteurs dont le nom commence par A, une liste B pour les auteurs en B, une liste C pour..., etc. ?  
 
Amusant de constater que, plus la littérature française dégringole, plus on la distingue par des prix dûment prestigieux et notoirement truqués. Ridicule, obscène, cette bousculade de la rentrée, cette agitation poussiéreuse du néant en vue des lauriers de novembre, ces poussées goitreuses d'écrivains en mal de distinction.

lundi, 26 novembre 2007

When the moon is round and full...

Sans doute le groupe le plus extraordinaire de ces dernières années et le morceau le plus vibrant. 

Nom du groupe : TV On The Radio

Morceau interprété : Wolf like me (de l'album Return to Cookie Mountain

Performance : 12 septembre 2006 lors du Late Show de David Letterman (CBS)