mercredi, 11 avril 2007

Babar m'appelle !

medium_goux.pngJE SUIS, parait-il, un lecteur intelligent du Stalker. Cette compétence — flatteuse — me vaut d'être requis par Didier Goux pour que j'apporte la preuve que le texte récemment consacré par le Stalker au Grand Large du soir, de Julien Green, est intéressant ou neuf.
 
Joseph Vebret, jadis, estimait que je ferais un excellent agent littéraire. Voici que je dois aussi prouver que je peux être un bon avocat, une sorte d'Albert Naud (avocat de Céline), en espérant ne pas être contraint bientôt à endosser la robe de Tixier-Vignancour pour obtenir l'amnistie d'un client d'ores et déjà condamné, semble-t-il. 
 
Juan Asensio aurait ainsi commis un texte à sa seule gloire, en vampirisant le pauvre Green. Sa lecture du Grand Large du soir ne serait qu'un prétexte de plus pour parler de lui-même, de la météo lyonnaise et de sa jeunesse évanouie.
 
Didier Goux lit-il ce qu'il veut ou ce qu'il peut ? Je conçois qu'une trompe en perpétuelle agitation soit, par la gêne qu'elle occasionne, par la distraction qu'elle amène, un assez fâcheux obstacle à toute lecture un peu sérieuse, mais enfin, tout de même ! Je veux bien admettre aussi que Didier Goux, quelque peu malmené naguère par son cornac, veuille sa peau, mais s'il doit l'obtenir, ce n'est pas de cette grossière manière qu'il y parviendra, ni moins encore avec ma complicité active ou passive.
 
La veille du jour où le Stalker publiait sa note, je me trouvais à la librairie Martin à Joliette, nanti de quelques dollars en vue d'acheter deux ou trois livres. Dès l'entrée, au rayon des revues, j'avais pris le numéro de mars de L'atelier du roman, consacré à Philippe Muray. Dans le rayon littérature, j'ai hésité entre deux livres pour finalement porter mon choix sur No Country for Old Man, de Cornac — pardon, Cormac McCarthy. Le lendemain, je découvre la note du Stalker sur Le Grand Large du soir, livre auquel j'ai préféré celui de McCarthy. Deux jours plus tard, ma femme, qui devait repasser à la librairie pour acheter un énième Garfield pour son petit diable de 9 ans, reçut la consigne de me ramener pieds et poings liés Le Grand Large du soir. Voici déjà à quoi a servi au moins le texte de Juan : à me faire acheter le livre dont son texte traite. Je ne l'ai pas lu encore, mais parcouru. Je connais bien Julien Green, auteur pour moi inspirant. Il y a peu, ma femme me demandait de décrire en deux ou trois mots son style, et je n'ai rien trouvé de mieux que de comparer l'atmosphère particulière de ses romans à celle de Wuthering Heights, d'Emily Brontë : une atmosphère de sourdes, violentes passions dans un contexte social, moral et spirituel austère, donc étouffant. 
 
Juan, comme souvent, introduit son texte par une épigraphe — ici, en l'occurrence, une citation remarquable tirée du livre en question. Une épigraphe, selon le TLF, est une « citation placée en tête d'un écrit pour en suggérer le sujet ou l'esprit ». Non seulement l'épigraphe est magnifique (est-ce une surprise ?), mais elle suggère précisément ce dont Juan parle dans son texte : la nostalgie des jours en allés que réveillent certaines lectures, la raréfaction du caractère, id est de l'individu, zombifié par une société postmoderne qui préfère à la qualité et au plein la quantité et le vide, la nouvelle Babel qui s'élève à l'horizon et à l'horizontale — soit l'oubli, ou plutôt la perte de ce qui seul fonde un homme digne de ce nom : l'esprit, l'âme, la « touche divine », pour le dire à la manière d'un slogan publicitaire. 
 
Le texte proprement dit commence comme suit : « J'ai été quelque peu troublé par ma lecture du Grand Large du soir, le beau journal que Julien Green a tenu durant les deux dernières années de sa vie, comme par le fait de reconnaître, au hasard d'une rencontre, le visage d'un ami perdu de vue depuis des années, dont les traits se seraient lentement estompés. Et, avec la réapparition de ce noble visage, c'est toute l'atmosphère des années que l'on croyait oubliées qui se lève, à la brune, et vient hanter notre sommeil. » Très bel exorde, ou bien je suis un veau. Malheureusement pour les détracteurs du Stalker, la suite est de la même veine. Ce sont des textes pareils qui, moi, me donnent envie de lire.
 
Didier Goux, qui considère Asensio comme un bateleur monomaniaque et logorrhéique, un terroriste forain spécialisé dans le jet d'étrons fumants, une énorme tête pattue comme Bosch en a tant peint — refuse de voir ce que Juan lui donne pourtant par brassées dans ce texte : des preuves que le monstre, s'il est parfois bien virulent (et avouez, chers détracteurs, que vous lui fournissez de quoi l'être, en quantité industrielle), n'est pas un monstre froid agité de tics et parcouru en permanence de fièvres coprolaliques, un hyperintellectuel dénué de toute sensibilité. Bien entendu, ce n'est pas chez lui la première attestation d'une sensibilité mélancolique, et mélancolique parce que profonde, primordiale (si l'on veut bien noter que primordial se rapporte aux origines, aux fondements, avant de signifier important). Je parle bien de mélancolie, non de spleen ou de vague à l'âme — de mélancolie au sens religieux du terme, affection de l'âme et non de la psychè, ce que l'on nomme acédie, soit l'état d'une âme rongée par le doute, qui a perdu la foi mais pas son souvenir, qui ne se console pas d'une telle perte ni ne se résigne au vide, à l'absence. Là où d'aucuns diagnostiquent peut-être une pathologie, à tout le moins une débâcle, telle celle, piteuse, d'un gnou embourbé que sa détresse enlise à chaque mouvement davantage dans la fange — je vois le geste, la beauté du geste, l'effort, le superbe, le noble effort, et surtout la conscience, aigüe, la vigilance, la constante, terrible lucidité d'un être qui, au moins, a le courage d'affronter ses démons, au lieu de les noyer dans le stupre, l'alcool, le bavardage mondain, les claquettes, le jogging, la septième ou huitième vision de La grande vadrouille, comme relaté ici.
 
Ne voit-on rien ou ne veut-on rien voir ? A-t-on décidé, une fois pour toutes, que le bonhomme Asensio était, au pire, un pouacre, au mieux un agité du bocal atteint de nervosisme ? Les preuves qu'il donne de la qualité de son étoffe sont là, dans la Zone du Stalker, accessibles à tous et à chacun, pour autant qu'on se donne la peine de chercher un peu (car s'il pleure, c'est au-dedans, il ne sème pas à la volée ses larmes de rage, parce que chez lui, sans doute, le tempérament sanguin prédomine et qu'il possède au surplus cette dignité aristocratique qui lui défend de braire en public, voire cet instinct des vieilles bêtes hiératiques qui leur dicte de ne pas offrir ce qu'ils ont de plus précieux à la voracité des porcs) — pour autant qu'on veuille, avant de juger et de condamner un homme pour ses excès de colère, ses fredaines et ses turpitudes, en comprendre la motivation profonde, au lieu de s'arrêter aux effets. Un chien ne mord jamais sans raison. C'est parce qu'il menaçait de me mordre sans raison apparente que, naguère, j'ai cherché à comprendre ce roquet-là, plutôt que de lui envoyer au visage le contenu de mon écuelle, quand lui attendait sans doute une réplique, un crachat, une baffe — réactions qui lui eussent prouvé qu'il avait affaire une fois encore à un plus roquet que lui, à un vulgaire et très épileptique passant dominé par ses affects, tout en nerfs, en bile et en écume, sans âme.
 
Le texte que Juan consacre au Grand Large n'est pas une critique à proprement parler, en ce sens qu'il ne recense pas tous les thèmes abordés par Green. Il nous donne le fruit d'une décantation, la quintessence donc, met en lumière le substrat d'un homme au crépuscule de sa très longue vie. Green, non pas vieillard aigri, baderne impotente, mais vieil hidalgo que la grâce n'a jamais cessé d'éclairer, sauf qu'avec l'âge et l'expérience, la vue large que permettent le retrait, l'usure des passions chimériques (l'amour, le succès, la gloire, etc.), cette grâce s'est doublée d'un capiton, a gagné en gravité ce qu'elle a perdu en légèreté, et le regard de cet homme, intérieur désormais, est un regard téléologique sur lui-même, l'homme Green dans sa chair putrescible, mais aussi et surtout sur une civilisation, une qualité d'homme que guette l'extinction. 
 
Sa lecture de Green fait affleurer à la mémoire du Stalker des souvenirs oubliés. La lecture a ce merveilleux pouvoir de susciter jusqu'aux fantômes que l'on croyait disparus à jamais. Ceux du Stalker ne sont pas oiseux, puisqu'ils sont liés à de plus anciennes lectures de Green, précisément. Il lui en est resté quelque chose de diffus, une sensation de touffeur qu'il prête aux chaleurs aoutiennes de l'époque où il lisait Green avec fièvre, mais qui, j'en suis sûr, pour avoir éprouvé de semblables sensations avec le même auteur, en plein hiver parfois, émanait davantage de l'atmosphère propre aux romans de Julien Green, romans qui ont cette vertu de faire monter la température interne, tant la tension y est forte, la tension intérieure des personnages bien plus que le suspense de ses récits, qui n'en manquent point toutefois.
 
Juan reste donc sur une sensation toute physique, mais diffuse, de touffeur, accompagnée d'un malaise ressenti comme un vide dont il cherche la cause. Non, ce n'est pas « la perte des êtres autrefois aimés » qui le poigne, c'est autrement plus grave, plus douloureux : c'est la surabondance du creux chez « l'homme » moderne, ce vide pléthorique, cette absence de soi qui caractérise le postmoderne primate qui a remplacé l'homme, absence qui résonne en lui à la manière d'un gong sous les voutes désertées d'une cathédrale à l'abandon, où nul, par conséquent, ne prie plus désormais. Aux prières jadis murmurées, aux claires voix d'antan ont succédé les borborygmes du « langage oublié » (allusion à une magnifique chanson de Gérard Manset), les débris fracassés d'un rêve, que Juan et d'autres, les derniers hommes avant la nuit, contemplent désolés, tandis que les architectes du néant s'activent à construire, mais à l'horizontale, cette Babel creuse qui sera le doux, liquide, fœtal enfer de nos enfants, et qui l'est en vérité déjà pour une partie considérable de ce qui fut l'humanité.
 
Je vous plains, Didier Goux. Je me suis vu, lisant votre texte, vous montrant un coucher de soleil sur le Saint-Laurent, un soir d'aout, du côté de Rimouski, et vous me demandant, obèse : « En quoi est-ce intéressant ou neuf, cher ami ? » Mon cher Didier qui passez tant de temps à faire la bête, êtes-vous si rationnel, si peu subtil, si peu ouvert aux mystères, qu'il faille tout vous expliquer, y compris ce qu'un enfant comprend sans peine s'il ouvre les yeux, même si, au final, il ne peut mettre des mots sur ce qu'il a compris, faute de posséder le langage adéquat ?
 
Aux sots je peux expliquer certaines subtilités. Pour les aveugles, je ne peux rien, hélas !
 

Commentaires

Une bien belle note. Comment éviter la mélancolie devant le triste spectacle d'une humanité retournant à la barbarie et heureuse d'y retourner ?

Ecrit par : Samuel | mercredi, 11 avril 2007

Monsieur, vos notes sont passionnantes, mais, en effet, pour les aveugles, vous n'êtes pas tendre ! Savez-vous qu'à l'autre bout du tuyau, les caractères sont minuscules (et je pèse mes mots) ?

Ecrit par : Georges | mercredi, 11 avril 2007

Monsieur Yanka : BRAVO. On aimerait lire plus souvent des textes comme les vôtres au lieu d'assister aux déballages écoeurants de bloguiers affamés de pub et de célébrité informatique, si éphémère, si illusoire...
Je soutiens Stalker, j'ai compris, au fond, qui il était, où il voulait en venir.
Il enrage, il bout, parfois dérape, mais sans jamais lâcher son trésor.

Ecrit par : chevau-leger de personne | mercredi, 11 avril 2007

Très beau texte, Monsieur Yanka, merci !
Faut-il être aveugle pour ne voir que solipsisme dans ce texte de Juan Asensio !
Quelle Pentecôte, en effet, pourrait nous délivrer de cette nouvelle Babel, d'un néant où nous sommes tellement englués que nous ne le percevons plus comme tel ?

Ecrit par : Erzsebet | mercredi, 11 avril 2007

C'est beau un blog la nuit !

Ecrit par : Tendre Pidiblue | mercredi, 11 avril 2007

Vous écrivez comme va la marée à son retour d'étiage...

En ne laissant derrière elle que détritus vielles palettes et sacs de plastique emplis de vomis archéologiques.

Il faut plaindre les municipalités qui vont devoir payer de l'argent de leurs petits contribuables afin de nettoyer l'espace de liberté que pourrait être une vraie littérature: l'exact opposé de ce que vous imaginez comme de l'intelligence!

Ecrit par : edmont | mercredi, 11 avril 2007

Edmont, il s'agit ici de la critique de la critique d'une critique — donc de littérature sur la littérature. Une œuvre sera toujours pour moi supérieure aux commentaires qu'elle produit. La véritable littérature est effectivement ailleurs, toujours ailleurs...

Mais j'aimerais que vous nous disiez ce que vous entendez par « vraie littérature » ? Celle qui flatte vos idées ?

Ecrit par : Yanka | mercredi, 11 avril 2007

Juan Asensio, "un terroriste forain spécialisé dans le jet d'étrons fumants" et "un agité du bocal atteint de nervosisme"... c'est vous qui le dites...

Ecrit par : Guillaume Cingal | jeudi, 12 avril 2007

Cingal, il dit bien d'autres choses, l'ami Yanka. Mais, comme vous êtes aussi mauvais lecteur (mais plus intelligent) que Goux et d'encore plus mauvais foi que ce dernier...
Alors petit prof, vous n'avez pas vos cours à assurer ? Quelque conseil à donner à votre chère Chloé qui est décidément dépourvue de cerveau ou même de vague organe qui pourrait donner l'impression que sa boître crânienne n'est pas complètement vide ?
Ah oui : quand donc allez-vous proposer, sur votre ridicule blog, un texte qui ne soit pas seulement l'évocation d'un de vos comédons fessiers ? Quelque évocation qui ne soit pas celle, ô combien passionnante, consistant à nous raconter, gros jeux de mots super-fins à l'appui, que les professeurs de votre gamin n'ont plus le droit d'aller dans l'eau avec lui ?
Maintenant, une remarque très méchante : depuis que j'ai vu l'ignoble beauf (photo en lien sur ma note consacrée aux perclus sociétaires) qu'est Goux, gros lard content de lui auquel il ne manque plus que le pastis et le (probable, sous sa salopette) slip jauni, depuis que j'ai vu vos non moins risibles autoportraits que vous déclinez à longueur de blog, je sais que des êtres aussi laids, vulgaires que vous, brefs, NOCENTS (suffit de lire les pages de RC sur l'agression que constitue la laideur) ne pouvez décemment pas prétendre à autre chose qu'à la publication de petites crottes insignifiantes.
Que voulez-vous : l'esprit, voire l'âme finissent toujours par se lire sur un visage et les vôtres (de visage) sont... comment dire... Je crois qu'il n'y a pas de mots pour décrire cela...
C'est donc par ces mots fort plaisants que je cesse de correspondre directement avec vous mes pauvres sociétaires même si je me réserve bien sûr le droit de vous appliquer de temps à autres quelques larges coups de pied à vos gros séants...

PS : je ne résiste point au plaisir de mettre en lien la photo de Babar, Sphinx gardé par ses deux Cerbères, photo de Babar qui, je le précise, est sur son site, histoire que l'on ne puisse m'accuser (Cingal adorant les procès) de détournement d'oeuvre d'art...
Consternant, non ?

Ecrit par : Stalker | jeudi, 12 avril 2007

Le chien a l'air intelligent, un corniaud probablement ...

Ecrit par : iPidiblue cynophile | jeudi, 12 avril 2007

La laideur, je vous en laisse juge. Votre complexe d'infériorité, qu'en dire ? Mais les lapsus aussi sont révélateurs : n'auriez-vous pas un goître crânien ?

Ecrit par : Guillaume Cingal | jeudi, 12 avril 2007

Le crane du Stalker va très bien Cingal, par contre le vôtre sonne toujours aussi creux.

Ecrit par : Samuel | jeudi, 12 avril 2007

Le crâne evidemment.

Ecrit par : Samuel | jeudi, 12 avril 2007

« Par le pouvoir du crâne ancestral, je détiens la force toute puissante ! »

PS: « Comme souvent chez les super-héros, sa double identité n'est presque connue que de lui. Ici, le secret du Prince Adam est connu du Maître d'armes, entraîneur et complice du héros, la Sorcière, aux pouvoirs magiques et gardienne du chateau des ombres, et Orko, le gentil fantôme, magicien lui aussi, mais le plus souvent gaffeur. Tous les autres ignorent cette double identité, ce qui est quand même étonnant, vu qu'on ne les voit jamais ensemble, vu la similitude de la carrure, de la taille, de la coupe de cheveux et, surtout, de la ressemblance physique. Seul la nuance de blond des cheveux et le teint varient un peu (Musclor est plus bronzé et a les cheveux d'un blond plus vénitien).

Ses amis sont Tila, la fille de Maître d' armes, Fisto, le bûcheron au poing en acier, Buzz, l'homme-abeille, Stratos, l'homme volant, Meccaneck l'homme au coup téléscopique, Bélios, le petit homme trapu qui saute de parois en parois de montagnes.

Les gentils combattent les Forces du mal, dirigées par Skeletor, sorte de spectre qui a un crâne pour visage, une capuche violette, et un costume bleu laissant étrangement apparaître des abdominaux, des muscles fort développés. Il est entouré d'Evil-Lyn, la sorcière maléfique, visiblement d'origine asiatique, Dentos, le mutant aux dents d'acier, Océanor, mutant aquatique dominant les mers, servant de l'un d'eux tour à tour, en fonction de leurs diverses fonctions.» (merci wikipedia!)

A quand un affrontement Skeletor/Musclor sous l'oeil de Babar ?

Ecrit par : Musclor | jeudi, 12 avril 2007

Asensio, si l'âme doit se lire sur le visage, dès aujourd'hui ton grotesque facies de nain - qui n'ose s'exposer de face de peur de montrer sa grossiéreté plébéHyene, la sculpture approximative de tes traits sous le ciseau de quelque succube bourré ne se donnant à devenir qu'au mieux de trois-quart - nous dévoile son content de boursouflure, sans prétexte aucun, comme tente de nous le narrer Yanka-le-Gilles, sous couvert de je ne sais quelle justification littéraire (avec Asenchiot, Ygogol c'est peu comme Bégaudeau avec les cailles du 9.3 : aussi prompt à cultiver l'excuse à l'endroit du pourceau qu'à surprendre la première esquisse de baisse de garde chez le détracteur... ). Mais, ce palimpseste de bêtise qui affleure dès aujourd'hui sur ta vile goule mésolithique d'attardé, ce n'est rien encore rapporté à ce masque de pourriture qui viendra s'y décatir, au Jour de Vérité, quand tu apparaitras dans toute l'obscurité de ton tréfonds, où croupit ta vanité Caïnite, assassine... Rien comparé aux lambeaux de carne putréfiée qui prendront congès de ta carcasse vouée à la dissecation des rapaces, tes amis, tes semblables... Et, ce Jour où tu devras rendre compte de tous tes pharisianismes, de tous accaparements, de toutes tes captations, de toutes tes phrases vaines et grandiloqueteuses, tu ressembleras enfin à ce que tu es : une atrocité de Sagazan...

Couché Gourio!!!

Ecrit par : IE | jeudi, 12 avril 2007

Hormis ce déluge d'insanités ayant pour unique objet de nous faire connaitre l'étendue de votre vocabulaire, que proposez-vous de constructif, I-Han ? La raison de votre indignation, c'est quoi ? Le programme de sainte Ségolène se résume à : tout, sauf Sarko. Le vôtre : tout, sauf le Stalker. Et au-delà ? Ces contorsions du Néant face au Plein sont assez pathétiques.

Ecrit par : Yanka | jeudi, 12 avril 2007

IE, le jour où je serai en Enfer, dévoré par l'une des bouches de Satan trois fois grand, tu traîneras dans les limbes, punition terrible qui attend les batards nés de nulle mère et de tous les pères, dont le phocomèle cacographe qui t'a déféqué un soir de déveine gastrique.

Ecrit par : Stalker | jeudi, 12 avril 2007

Arrêtes IE tu faits peur à tes moucherons de salons ! Microclone bavard et baveux apologiste du rien ton inexistance est bien le seul résultat scientifique impossible à réfuter.

Ecrit par : Samuel | jeudi, 12 avril 2007

Je n'ai pas jusqu'à maintenant cru remarquer que le souci de porter à la connaissance de l'univers l'étendue de son petit attirail de mots vous était totalement étranger, serf vile Yankee. Pas plus que n'ai relevé chez vous celui de proposer une matière à penser, je croyais précisément vous vous la jouiez le "style contre les idées", Louis-Ferdinandesquement... Il m'avait semblé, en revanche, que vous goûtiez la joie des adjectifs aux attributions neuves, l'euphorie des adjectifs en virile et inédite calvacade? Que vous étiez ami de la polémique, ayant fourbi pendant 7 ans et 7 mois vos cimarres et hallebardes logomachics et tocs? Que vous étiez l'Imperator de l'épigramme, le Grand Mamamouchi de "l'ironie burlesque", où vous "excell[er]iez" (sic)? Il semble que ce Déluge que vous me reprochez a emporté tout cela... Mais bientôt les eax vont redescendre et découvrir votre étrange occiput, orphelin de sa coiffe à la dérive... Ovoïde créature! Humpty-Dumpty du Hainault!
Remarquez de la part de quelqu'un qui se trouve moins de talent que les autres ne lui en prêtent, tout en se ménageant, sans vergogne, une compagnie entre Shakespeare et Dostoïevski, la contradiction doit être vous être une manière de sport d'apatride...
Au-delà? Rien. Le néant d'Asensio ne peut convoquer que la vacance, le rien toujours enfantera le rien, qui n'est même pas le contraire de quelque chose, mais une simple illusion, une chimère de pixel... Mais je me fais un devoir de la dénoncer cette inanité boursouflée et outrecuidante à la proportion inverse de son nihil, de pourfendre les imposteurs comme La chienne sotte, ou les gogos dont la vanité rentrée vous fait la proie de tous les hameçons, le bouche moulée sur tous les appâts, les pavillons entés sur tous les happeaux...

Ecrit par : IE | jeudi, 12 avril 2007

Ne vous en faites pas, c'est le bon caniche consanguin que revoici : verbosité plus que diffuse, sous une apparence de colonne vertébrale, idée fixe revenant comme une lancinante antienne (Asensio, mais pourquoi ne m'aimez-vous donc point ?), mauvaise écriture, pseudo-pastiche, pseudo-humilité et extraordinaire prétention, volonté de copier Stalker en tout, y compris dans l'usage d'une langue dont il croit se servir (alors qu'il ne se sert que de son dico des mots rares) et surtout magnifique syndrome de Stockholm...
Le Consanguin quoi !
Yanka, faites gaffe aux adresses IP : la provchaine étape va être le pullulement prévisible de cette sous-merde.

Ecrit par : Stalker | vendredi, 13 avril 2007

« Humpty-Dumpty du Hainault ! »

Je ne me reconnaissais pas dans le portrait, et pour cause : i-han me confond avec un « aultre », car je n'ai rien à voir avec le Hainaut (sans « l »).

Qui espérez-vous fasciner avec votre prose techno-bidibulesque, i-han ? Quelque jouvencelle égarée ? La petite-cousine de Maurice G. Dantec ? Retournez lire vos comics, jeune foutriquet échappé du laboratoire de Frankenstein qui confondez « style » et « marmelade électro-acoustique » !

Ecrit par : Yanka | vendredi, 13 avril 2007

Les comics ? Pensez-vous ! Il est plutôt accro aux jeux vidéo pour enfants. D'où une tendance à l'épilepsie qu'il prend pour du dynamisme. Le seul organe fonctionnel chez lui étant son rectum d'où sortent ces puants billets.

Ecrit par : Samuel | vendredi, 13 avril 2007

Babar ton univers incroyable ...

Ecrit par : iPidiblue Dallas et Babar | samedi, 14 avril 2007

Ah, je vois ce que c'est : dès que je m'absente deux ou trois jours, on en profite pour faire la foire ! Bravo, M. Yanka, votre texte est très bien (vous devriez donner à vos paragraphes une "justif" un peu moins large et à vos caractère un corps supérieur : ils en deviendraient plus faciles, donc plus agréables à lire, je trouve) et je suis confus du temps que je vous ai fait perdre à l'écrire.

Merci également pour le petit lien que vous m'y offrez.

Quant à Guillaume Cingal, je suis très heureux de sa stalkerienne promotion : il y a quatre ou cinq jours,, j'étais nettement plus intelligent que lui, et voilà qu'il me repasse devant, comme en se jouant. Arcibravo !

Ecrit par : Didier Goux | samedi, 14 avril 2007

Cher Ygor, je suis vraiment trop fatigué, ce soir. Mais, demain, je vais relire tout ça (Le petit oeuf de juanito sur Green - ce que j'en dis - votre long message) et faire une réponse (ici ou chez moi, je ne sais pas encore).

D'ici là, bonne fin d'après-midi québécois.

Ecrit par : Didier Goux | samedi, 14 avril 2007

" Cher Ygor, je suis vraiment trop fatigué, ce soir. Mais, demain, je vais relire tout ça (Le petit oeuf de juanito sur Green - ce que j'en dis - votre long message) et faire une réponse (ici ou chez moi, je ne sais pas encore). "

Finalement, non, trop ennuyeux. Je trouve plus simple de proclamer que vous avez entièrement raison tous les deux, voilà.

Ecrit par : Didier Goux | dimanche, 15 avril 2007

Et pendant ce temps-là, le Stalker continue de manger son Stetson, de savoir que sa petite poussée de prurit pseudo-borgésienne est très mal classée dans Google. (Forcément, à force de ne rien dire sur rien et de ne pas décompter les robots référenceurs...)

Ecrit par : Guillaume Cingal | mardi, 17 avril 2007

Hé Juan, rejeton improbable d'une odieuse copulation entre Vanité Crasse et Réaction Nauséabonde, tu sombres encore et toujours dans la paranoïa la plus navrante : I.E., animé d'une verve qui te renvoie au vingt mètres l'arrière-train ensanglanté, n'est pas de notre congrégation, même s'il nous plaît de lire la façon dont il te fesse ici.

Il faut te faire une raison : tu déclenches bien plus de rires que de compassion, petite chose. Estime-toi heureux que nous ne soyions que quelques uns à te signifier clairement le mépris et l'amusement que tu suscites, pantin boiteux.

Ah, et cette habitude, propre aux productions intestinales les plus denses, de te faire accompagner de quelques moucherons... le petit Gourio aurait donc épuisé tous les forums consacrés à Maurice Gné Dantec, pour ainsi te coller au train et faire "rempart" de sa friable carcasse ?

Ecrit par : Frère Toxoplasmose | mardi, 17 avril 2007

Ah ben tiens, on commençait vraiment à s'enquiquiner un peu. Reusement que Cinglose est là pour faire réchauffer la soupe.

Ya des os, dedans ?

Ecrit par : Georges | mardi, 17 avril 2007

Des os ? Seulement quelques arêtes.

La prétendue "colonne vertébrale" du Stalquère nous servant de cure-dents.

Ecrit par : Frère Scoliose | mardi, 17 avril 2007

Mon petit con toujours le mot pour ne rien dire, quelle disgrâce de te relire si laid en ce blog qui ne mérite pas ton purin.
Ma carcasse est plus que suffisante pour anéantir l'acéphale anonyme et tous ses clones d'une seule gifle. Vas donc te soulager ailleurs.
Pourquoi pas sur le blog de la momie tourangelle ?

Ecrit par : Samuel | mardi, 17 avril 2007

"Et revoilà l'étrier, qu'on écrase sans y penser..."

Ecrit par : Frère Scoliose | mardi, 17 avril 2007

Tu n'es capable ni de penser ni de t'écraser, hélas. Un mort-vivant morveux et haineux ne pense pas mais il pollue beaucoup. Sous-vivre pour emmerder le monde telle est sa raison sociale. Tu ne fais semblant d'exister que grâce au Stalker et à Dantec, abruti !

Ecrit par : Samuel | mardi, 17 avril 2007

Bah, il est toujours amusant de constater à quel point les petits consanguins millénaristes recourent rapidement aux imageries douteuses. Ainsi le guignolo dans sa "zone" estime que "l'esprit et l'âme finissent par transparaître dans les traits" de ses interlocuteurs, à mi-chemin entre le bon gros délit de faciès et le déterminisme génétique cher à certains candidats en campagne, et le petit Sammy glaviote sur les existences au rabais.

Prétendre lire des livres, et échouer à ce point à s'élever au-dessus des condamnations de bistrot et des préjugés morphobiologiques de papy facho... vous êtes des farces, mes enfants.

Ecrit par : Frère Toxoplasmose | mardi, 17 avril 2007

Je reste sceptique devant la fosse où tu t'ébats si voluptueusement.
Il serait temps que tu apprennes à lire si il te reste assez de neurones actifs, un doute m'effleure à ce sujet.
Chaque pet de moucheron que tu expulses difficilement ici confirme ce que l'on te dit. Merci.

Ecrit par : Samuel | mardi, 17 avril 2007

Oooh, et ce goût du mauvais calembour... On en flagelle pour moins que ça...

Ecrit par : Frère Comatose | mardi, 17 avril 2007

Les efforts violents te sont permis avec ton coeur nécrosé ?
Tes lamentations de collégien multiredoublant m'ennuyent profondément et m'attristent pour ce qu'elles révèlent de ton état de désespoir total.

Ecrit par : Samuel | mardi, 17 avril 2007

Personnellement, j'aime assez bien le dénommé Samuel. On ne sait absolument pas sur qui sont censées se répandre ses petites vomissures, mais ce n'est pas grave : on sent que, chez lui, le principal est d'expectorer. Lui-même n'en doit d'ailleurs rien savoir. Il a sa petite gorge bien propre, on le sent content - et on l'est pour lui, au fond.

Bébé a fait son rot, je propose qu'on le couche...

Ecrit par : Didier Goux | mardi, 17 avril 2007

Moi je n'aime pas que des trolls se permettent d'insulter un de mes amis.

Ecrit par : Samuel | mercredi, 18 avril 2007

Et ça continue de progresser !
Cingal, c'est un nom de fromage tourrangeau ou quoi ?

Ecrit par : Big Brother | mercredi, 18 avril 2007

Ah non... il y a trois jours, encore, la page du p'tit Stalker était en troisième page de résultats : à présent, elle se trouve en 33ème position (et donc en quatrième page). C'est ça, la progression selon Asensio : la régression. Big Bruder, il paraît t'as raqué... non ?

(Pour Samuel : le troll, sur le Forum de la SLRC, ce fut Juan MacSensio. Nul autre !)

Ecrit par : Guillaume Cingal | mercredi, 18 avril 2007

Tourangeau, avec un seul "r", pour l'autre crétin.

Ensuite, pour M. Yanka : vous avez remarqué que, quand vous mettez Babar en ouverture de message, il y a un monde fou qui rapplique ? Je commence à avoir les papattes qui enflent et la trompe tumescente, moi !

Ecrit par : Didier Goux | mercredi, 18 avril 2007

Pauvres cons... lècheurs de bottes et fiers de l'être.

Ecrit par : chevau-leger de personne | mardi, 24 avril 2007

Dites voir, M. Ygor, c'est bien beau de bla-blater sur le diable avec Juanito, mais il faudrait peut-être songer à bosser un peu ici ! Babar ne peut pas tout faire non plus...

Ecrit par : Didier Goux | jeudi, 03 mai 2007

Pardonnez le procédé, Yanka, mais je vous ajouterais volontiers à une liste de destinataires, si vous aviez l'amabilité d'accepter et de m'envoyer votre adresse mail.
Cordialement,

Ecrit par : Serge Rivron | mardi, 08 mai 2007

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