« Il préfère l'amour en mère | Page d'accueil | Alina Reyes contre les chacals (2) »
jeudi, 11 octobre 2007
Alina Reyes contre les chacals

JE CONFESSE n'avoir jamais lu d'Alina Reyes le moindre livre. Je la connais un peu via son défunt blog. Je n'ai jamais éprouvé le besoin d'exercer sur elle mes crocs jaunes de rat. Elle me semble, humainement, sympathique. Outre la pratique des belles-lettres, nous avons en commun elle et moi de préférer toujours la nature à ce truc-machin granguignolesque : la Littérature. Et voici, la pauvre, que la littérature semble avoir décidé de lui jouer un très pendable tour sous la double forme d'une omertà et d'un « plagiat » (les guillemets, parce que la plaignante se refuse à employer ce terme pour décrire ce qui, au vu des éléments fournis, pue le plagiat à plein nez).
Trois années durant, Alina Reyes a tenu sur son blog un journal qui a été la matrice d'un roman publié depuis aux Éditions du Rocher: Forêt profonde. Jusque-là tout va bien. Dans le même temps, chez Gallimard, l'épicier très connu (et ex-éditeur d'Alina Reyes), sortait un épais — et, semble-t-il, indigeste – roman intitulé Cercle, signé Yannick Haenel. L'affaire se corse quand, courant septembre, la bénévole Alina, mettant tout son cœur à l'ouvrage, se plonge dans la lecture de Cercle et découvre, stupéfaite, que son auteur semble s'être, lui aussi, surabondamment inspiré des travaux préliminaires qui ont donné Forêt profonde. Les preuves qu'elle donne du forfait sont accablantes pour Haenel, pour Gallimard en général et pour Sollers (!) en particulier (le livre de Haenel est paru dans la collection L'Infini, dirigée, ou plutôt régenté par celui qu'un facétieux ami à moi nomme avec une grande justesse « le doge de la bêtise »).
Curieusement (et c'est le seul reproche que je ferai à la dame), Alina Reyes se plaint plus de l'omertà exercée contre elle par les médias en cette — fastidieuse, monotone, ploum-ploumesque — rentrée littéraire (on sait que le Doge a de puissants relais dans la presse) que des « emprunts » à son imaginaire, emprunts que, moi, j'appelle un plagiat, ni plus, ni moins, quoi qu'en pense la maussade bourrique Assouline qui, sur son blog, soupçonne Alina Reyes de paranoïa et souffle, entre les quatre poils et demi de sa moustache moisie, deux mots terrifiants pour elle : diffamation et calomnie (il ajoute, magnanime, et tutti quanti, mais l'expression ne fait frémir personne). Pietro Assouline publie, faut-il le rappeler ? chez Gallimard.
À lire Peter Assouline sans avoir lu la défense d'Alina Reyes, on songe tout de suite au classique ressentiment d'un auteur dont l'étoile a pâli et qui voudrait tant briller encore, ou à défaut, qu'un quelconque petit critique même chauve et Moldave écrive au moins dix lignes sur son bouquin, quoi, merde ! Alina Reyes = has been aigrie, pour résumer. Par cette polémique, elle qui les déteste à mourir et qui me semble douce, sinon aimable, Alina Reyes chercherait à (re)faire parler d'elle via son livre, un livre qui, ouin ! semble voué, au mieux, à satisfaire l'équilibre précaire d'une chaise estropiée, vu que personne n'en parle (tandis qu'on parle beaucoup de Cercle, qui fut dans la première sélection pour le Goncourt). Eh bien, moi, je ne crois pas qu'Alina Reyes ait lancé cette affaire pour (re)faire parler d'elle. Sa défense a des accents de sincérité auxquels je crois. De plus, elle-même donne les raisons de cette omertà, raisons lugubres :
« En vérité, tout ceci tient à des questions d’ordre privé. Or, je ne pense pas que, pour des questions d’ordre privé, un éditeur ait le droit de manipuler la presse afin de promouvoir un livre et d’en éliminer un autre », écrit Alina Reyes, comme à contrecœur. Et d'ajouter : « La vérité c’est que tout ceci tient à des questions d’ordre privé entre Philippe Sollers, l’éditeur de Yannick Haenel, et moi. J’ai longtemps parlé par mail à Sollers, et il m’a répondu à travers des livres, entre autres celui de Haënel, qui lui a en même temps servi de contrefeu au mien. »
Commence-t-on à comprendre ? Haenel, auteur diffus et apparemment peu scrupuleux, puise avec largesse et totale absence de honte dans le vivier mental d'Alina Reyes et fait de cette matière, à peine remixée, un livre que publie Sollers avec les sous, la caution, l'aval et tout le tralala publicitaire de Gallimard. Haenel est le petit protégé de Sollers, son successeur, ai-je même lu, voire son fils. Lorsque sort le roman d'Alina, il est clair que Sollers est mal à l'aise. Ordre est donc donné aux amis de la presse littéraire d'ignorer purement et simplement ce livre : de toute façon, la Reyes elle est trop nunuche pour rouscailler, trop peu couillue pour oser piper mot, surtout que moi, Philippe Sollers, rien moins que doge, suis le mâle dominant de toute littérature passée, présente et à venir — amen ! Les ficelles, comme toujours avec Sollers, sont grosses, très grosses, et huileuses de toutes les sales pattes que compte la littérature française contemporaine. Alina Reyes fait-elle mine de se plaindre ? On envoie le barbet Assouline gronder aux pieds de l'impudente, et si ça ne suffit pas, sans doute, on fera en sorte qu'elle ne puisse plus publier nulle-part, hormis peut-être en Moldavie chez un éditeur chauve.
Maintenant, plagiat or not plagiat ? Notion très subjective ! Il n'y a pas contrefaçon, c'est sûr, puisque Haenel n'a pas copié une œuvre existante, mais « seulement » utilisé des thèmes très précis et redondants chez Alina Reyes. Pas loin d'ici, sur Wikipédia, je lis que le plagiat « consiste à s'inspirer d'un modèle que l'on omet délibérément de désigner. Le plagiaire est celui qui s'approprie frauduleusement le style, les idées, ou les faits ». Je ne suis pas juriste, mais selon les éléments donnés par Alina Reyes, nous sommes bel et bien en présence d'un plagiat. Et quoi d'étonnant de la part d'un poulain de l'écurie Sollers, lui qui s'est spécialisé dans le recyclage en série de sucs secrétés par d'autres, lui qui se fit la main en pastichant les grands auteurs et qui n'a jamais cessé, à dire la vérité, de pasticher tout le monde, jusqu'à lui-même.
Affaire à suivre de très, très près.
L'article d'Alina Reyes sur AgoraVox et repris, moins certains commentaires intéressants (1), sur son blog.
Compléments d'Alina Reyes sur le site du Stalker et « préface » de Juan Asensio.
Pedro Assouline, pédagogue et langue de vipère.
__________
(1) – « Je suis seule, je n’appartiens pas à des réseaux, je n’ai jamais voulu entrer dans ces jeux d’alliances... »
21:01 Publié dans Banalités phénoménales | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : Reyes, Haenel, Sollers, Assouline, plagiat






Commentaires
Merci de votre soutien, Ygor.
Et cet Assouline lui aussi est vraiment incroyable, qui me condamne d'avance et ensuite me ferme ses commentaires - je ne peux plus rien dire chez lui, alors qu'il a ajouté en lien sur son papier la réponse malhonnête que me fait Haenel dans le bibliobs, et pas ma démonstration chez le stalker.
Enfin, mieux vaut en rire ! Je reviens de mon cours de danse, vous me faites penser à la nature, tout va bien !
Ecrit par : Alina Reyes | jeudi, 11 octobre 2007
Moi aussi j’avais fréquenté le blogue d’Alina Reyes et je l’avais trouvée sympathique et humaine. Son amour de la nature sauvage avait manifestement trouvé en moi des échos et j’aurais bien aimé, comme elle, posséder une grange au sommet de ces Pyrénées si chères à mon coeur.
Au mois d’août, son livre se trouvait en bonne place à la Fnac que je fréquente. Je ne l’ai pas encore lu, mais je comptais le faire, d’autant plus que son écriture a été inspirée par la tenue du blogue.
On sait par ailleurs ce qu’elle pense de cette expérience : « La blogosphère, c’est l’infini à la portée des rats. ». Elle n’a pas tort et je ne lui en veux certes pas d’avoir tenus de tels propos.
Il est d’ailleurs amusant de constater que cette blogosphère dont elle se méfiait (« Vous les écrivains, méfiez-vous de ce bourbier » disait-elle en substance) prend aujourd’hui sa défense.
J’ai vu avec plaisir que le Stalker a écrit un article sur le sujet, lui qui pourtant avait quelque peu malmené la pauvre Alina à une certaine époque. Mais il s’est par ailleurs donné pour mission de défendre les victimes de l’injustice éditoriale. Il en avait déjà fait la preuve avec le livre censuré de Sarah Vajda.
Jean-Louis Kuffer avait quant à lui parlé de « Forêt profonde » au début du mois de septembre.
http://carnetsdejlk.hautetfort.com/archive/2007/08/23/ecrire-sur-du-sable.html
Il ne nous reste plus qu’à lire ce livre et à en parler à notre tour. Ce sera fait, qu’on n’en doute pas.
Ecrit par : Feuilly | vendredi, 12 octobre 2007
Le Stalker s'est surtout donné pour mission de faire parler de lui. Quel que soit l'instrument, quitte à retourner éhontément sa veste - qui pourrait bien elle-même s'avèrer en poil de chacal... Le reste est prétexte. Si ce n'est le goût pour la viande pourrie. Là où sont sont les charognes, sont les vautours...
En voilà bien un qui ne sera jamaos plagié. Ou alors pour la déconne.
Ecrit par : Rigodon | vendredi, 12 octobre 2007
Tiens, un imbécile.
Ce qu'il y a de bien, avec les imbéciles, c'est qu'ils paraissent ne jamais s'apercevoir qu'ils vont dans votre sens.
Pour la gouverne de Peticon donc :
1) cela me pose tellement peu de problème que je n'ai même pas supprimé le lien en question dans Nains et Mégères...
2) cela fait belle lurette, et sans l'aide de Peticon, que nous nous sommes expliqués, Alina et moi.
3) j'offrirai une tribune au diable lui-même si je savais qu'en ligne de mire je puis d'une façon ou d'une autre pointer l'ignoble népotisme qu'exerce Sollers auprès de ses clones.
Pigé ?
Trouve mieux pour ta prochaine intervention, Peticon.
Ecrit par : Stalker | vendredi, 12 octobre 2007
Moi je ne te juge pas, être de peu de parole... Ce sont tes propos qui te jugent... Certes tu n'en est pas à ton premier retournement de veste (le mot est faible quand on se rappelle le tombereau de bouse que tu as déféqué à l'époque - mais sous forme de petites crottes de frustré qui voudrait bien être du marigot, qui chiale quand Le Pilate ne veut pas publier un entrefilet de 3 lignes de sa méchante prose de Pierrafeu... )... Toute personne qui connaît un peu la Zozone et son tenancier psychopathe sait bien qu'en effet, pour quelqu'un qui se veut le chantre d'une parole de poids, de "gravité" comme tu en galvaudes l'idée dans ton bistrot 'éééruuuuudiiiit", la tienne est un petit couinement de gazoo inconséquent, volant aux vents contraires, avec pour seule boussole ta vanité pathologique d'homme laid et sans réel talent littéraire, sinon celui d'éructer plus fort... Technique de CRS... Tu es un peu ça, le CRS des Lettres...
Considère mon tutoiement comme un manque de respect de ta personne, comme un crachat, petite tafiolle ! Le port de la muselière obligatoire pour les Asensios non vaccinés!
Va te faire reluire le coquillard par tes Dhimmis, toi qui n'aimerait rien tant que règner, dominer, pratiquer ce népotisme que tu prétends dénoncer, mais que chacun sait bien à quel point il ressemble à ton âme morte, qui se branle de sa propre noirceur, pseudo-torturé, vrai Narcisse... Tu n'es qu'un beauf. Sollers est une salope? La différence avec toi, c'est qu'il a du talent, quand même... Crois-tu vraiment qu'on parlera de ta Littérature à Contre-Merde dans 50 ans? Allez va pleurer chez les éditeurs qui refusent ton caca, et n'oublie pas de nous publier en ligne les bouts de PQ sur lesquels tu auras badigeonné tes réponses d'envieux gesticulmants, pauvre nain, passe-partout, Giankoko...
Absolument risible tes menaces d'Assouline sur bibliobs, stp, fais-nous rie encore, Juanita.
Ecrit par : MonsierPetitcon STP M Groscon | vendredi, 12 octobre 2007
Ce qui me fait toujours rire, avec les interventions des sous-merdes, c'est leur anonymat.
Sur Internet, Groscon, l'anonymat est toujours... relatif.
Faites-vous, Groscon, sans préambule, enculer une bonne fois au moyen de quelque large gourdin : vous pourrez ensuite abondamment chier la merde qui semble déborder de votre bouche mon mignon.
C'était un conseil gratuit du professeur Choron.
Ecrit par : Choron | vendredi, 12 octobre 2007
C'est très aimable à vous de flatter si généreusement le Stalker qui est effectivement, comme le vous le dites avec brio, verve et sagacité, un très grand écrivain et un homme exceptionnel, tel que n'était sans doute pas l'abbé Pierre — mais, si vous le voulez bien, ce n'est pas tellement le sujet du jour, bien que la nécessité ne m'échappe pas du tout de louer et de louer encore les mérites du brave homme. Auriez-vous quelque chose à ajouter concernant l'affaire Reyes/Haenel, histoire d'apporter un peu de brutalité dans ce monde de doux ?
Ecrit par : Yanka | vendredi, 12 octobre 2007
Choron, puisque tu (pour l'interprétation du tutoiement voir supra) officies toi-même sous ta vraie identité, ne laissant prise à absolument aucune relativité et que, de plus, tu as l'air de t'y connaître vraiment en merdologie, je reçois ta parole comme un évangile, et n'aurais que l'outrecuicuidance de te demander : sac à crotte, es-tu candidat à l'enculage actif? Ou as-tu aussi peu d'anatomie que de verve? Cruelle Nature...
Tête d'oeuf, tu aimes faire ton gros malin toi, hein? Mais je t'aime bien quand même. Tu es gentil. Comme l'Abbé Pietro... Tu l'enlèves quand ta kippa en peau de fesse?
L'affaire Reyes/Haenel? Je constate seulement que vous êtes tous bien prompts à juger, sans tant de pièce à grosetpetitsconvictions que ça, du moins que votre élan à ainsi polémiquer est curieusement inversenment proportionnel à ce que vous êtes en mesure de savoir (car à mon avis il n'y a pas qu'Assouline qui n'a pas lu Forêt profonde... ) et trahit vos propres rancoeurs de non ou mal-édités , avant de constituer un quelconque acte de dénonciation vraiment crédible...
Dans le cas d'Alina Reyes il est vrai que l'affaire prend un tour particulièrement piquant lorsque l'on se rappelle les condamnations sans appel, d'une violence vraiment disproportionnée, et le fait qu'il y ait ensuite explication ne change rien... Asensio, votre totem, n'en est pas à sa première... Ce monsieur est vraiment d'un grotesque réjouissant.... Encore!!! Encore!!! Guignol (lyonnais comme lui), reviens! Allez, énerve-toi!!! Sollers a très peur de toi paraît-il.... Assouline a perdu le sommeil depuis des mois... Ezine est à Sainte-Anne! Rien ne résiste à ton gros gourdin Asensiopithèque...
Ecrit par : Monsieur l'Enculé Enculeur | vendredi, 12 octobre 2007
Vu votre style quelque peu crispé et votre grossièreté systématique (vous ai-je insulté, moi, alors que vous venez chez moi insulter un ami ?), je doute fort qu'à la place d'Alina Reyes vous seriez resté de marbre, Je pense plutôt que Haenel serait mort déjà, pour de vrai, trucidé par vos soins. Si vous avez lu les diverses contributions d'Alina sur cette affaire, vous aurez constaté qu'elle s'énerve assez peu, et qu'elle est plus contrariée et déçue que folle de rage. Il n'est pas dans son tempérament de chercher la polémique, surtout qu'elle ne déteste pas Haenel et aime très fort Sollers, comme elle l'a elle-même écrit. L'affaire Laurens/Darrieussecq a fait couler beaucoup d'encre, alors que l'unique reproche fait par Laurens à Darrieussecq concerne un thème, celui d'un enfant mort-né. Ici, il s'agit d'une affaire beaucoup plus sérieuse et, que vous le vouliez ou non, sans avoir lu aucun des deux livres (laissez-nous-en le temps), impossible de ne pas être fortement troublé par les arguments avancés par Alina Reyes, et par les exemples qu'elle donne, très précis, de la vampirisation dont elle est victime de la part de Haenel. De plus, nous trouvons curieux que toute la « com » de Sollers se mobilise soudain, comme un seul homme, pour accuser la plaignante de toutes les tares, sans examiner le cas, sans lui permettre de se défendre (ce que nous faisons, le Stalker et moi). À qui le crime profite-t-il, hein ? Quels sont les enjeux ? Qui concourt pour les prestigieux prix à venir ? Pas Alina Reyes, non, mais le poulain de Sollers qui, c'est de notoriété, a de fortes ambitions cette année. Mais je pense que pour lui, c'est râpé. Le jury du Médicis ne prendra pas le risque de couronner un livre suspect de plagiat (et ne me demandez pas pourquoi j'en ai la conviction, je n'en dirai pas davantage, du moins pour le moment). D'autres questions ?
Ah oui : je ne suis pas aussi gentil que vous le pensez. Je suis seulement courtois et assez patient, mais pas de manière illimitée non plus.
Ecrit par : Yanka | vendredi, 12 octobre 2007
Oui, de la même manière, votre sens de l'humour en bandouillière ne semble pas lui non plus illimité...
Mais vous êtes sans doutes plus gentil que vous ne voulez l'avouer, j'en suis sûr.
Vous vous la jouez affranchi, pirate, mais avec la Stalkeuse, c'est le doigt sur la couture...
Pour votre information : tous les livres Gallimard ont été dégagés à pour la deuxième sélection Goncourt... Avant même les premiers balbutiements de cette affaire...
Vous croyez vraiment que vous allez peser d'un poids même insignifiant dans cette histoire... Arrêtez de vous monter le bourrichon... Le port intensif du bonnet aura altéré vos facultés de jugement...
Ecrit par : Mr. Insultron | vendredi, 12 octobre 2007
Je ne suis l'homme de personne, pas plus du Stalker que de l'abbé Pierre. J'ai 45 ans, une certaine histoire, assez riche, et ce n'est pas à mon âge que je vais me mettre à tomber dans la fascination adolescente. Je sais choisir mes amis, c'est tout. Si j'étais veule, en mal de reconnaissance, je choisirais d'être un disciple de Sollers, comme l'est mon meilleur ami, d'ailleurs édité chez Sollers. Or j'ai toujours choisi le camp des réfractaires, par tempérament. Sinon je sais ce qu'il faut écrire pour plaire au doge. Plutôt lécher le cul d'une truie !
Oui, les livres Gallimard ne font pas partie de la sélection finale pour le Goncourt, je sais, car je me suis renseigné. Mais il reste le Haenel pour le Médicis. Et vous avez tort de croire que nous sommes impuissants, que nous nous montons le bourrichon. Petite pluie peut abattre grand vent.
Ecrit par : Yanka | vendredi, 12 octobre 2007
Les commentaires sont fermés.