« Alina Reyes contre les chacals | Page d'accueil | Sous le pavé le plagiat ? »
vendredi, 12 octobre 2007
Alina Reyes contre les chacals (2)

AU MOMENT OÙ je publiais la note précédente, Yannick Haenel faisait paraître sur Bibliobs.com une mise une point relayée sans délai, et peut-être sur commande, par Petrus Assouline. Ce dernier, bien entendu, se garde de signaler à ses lecteurs l'existence des pièces de l'accusation, pièces par lui exigées pourtant et fournies par Alina Reyes chez le Stalker. Les deux parties n'étant pas traitées équitablement, j'ai jugé bon de laisser chez Assouline ce commentaire (le 61ème dans l'ordre) qui risque peu d'apparaître, vu que je ne manipule pas la brosse à faire reluire le poil des chacals, en plus de mentionner le nom très honni du Stalker. Voici mon commentaire :
Assouline, vous n'êtes pas honnête. Vous demandez à Alina Reyes de « produire les pièces de l'accusation », ce qu'elle fait sur le blog du Stalker, et vous taisez soigneusement cette information, tout en interdisant à la dame l'accès à vos commentaires ici, si bien qu'elle ne peut, elle, se défendre contre les accusations de paranoïa, de calomnie et de diffamation que vous portez contre elle. Comme elle ne réagit plus, vos lecteurs pensent que vous l'avez mouchée, alors que vous l'avez simplement bâillonnée. Par contre, vous n'hésitez pas à mettre en lien la réponse de Haenel, par évidente complicité : vous et lui avez le même éditeur, et pas n'importe quel éditeur, mais le puissant Gallimard. La moindre des choses serait de traiter équitablement les deux parties, de permettre à vos lecteurs de se faire une idée à travers les pièces du dossier et non plus à travers votre seul jugement qui, ne vous en déplaise, ressemble fort à une exécution sommaire.
La mise au point de Yannick Haenel sur Bibliobs.com est précédée d'un chapeau où je décèle déjà plus un mensonge qu'une erreur : Alina Reyes ne reproche pas à Haenel d'avoir lu trop attentivement son roman Forêt profonde, puisque celui-ci n'existait pas encore pendant que Haenel écrivait Cercle, mais d'avoir éhontément puisé dans la matière, exposée sur le Net trois années durant, dont Alina Reyes a fait Forêt profonde. Haenel ignorait sans doute, rédigeant son pensum, que de son côté, avec la même matière, sa matière à elle, Alina Reyes rédigeait un roman. On peut tout de même concevoir l'amertume d'un auteur qui, son livre à peine sorti, retrouve ses motifs exploités dans le livre du poulain préféré de Sollers, livre tout de suite retenu dans la sélection préliminaire pour le Goncourt, tandis que le roman original d'Alina Reyes est curieusement, semble-t-il, ostracisé par les médias, ignoré par les libraires et relégué par la FNAC dans un rayon inapproprié. Il est possible évidemment que le roman d'Alina Reyes passe inaperçu du fait du nombre incroyable de romans sortis, ou manque de quoi exciter la verve des critiques. Mais alors pourquoi est-il fait un si grand tintouin autour du roman de Haenel, dont le moins qu'on puisse dire est qu'il semble exciter plus de sarcasmes que de louanges, sauf, bien entendu, chez les cobras hypnotisés par le charmeur Sollers ? Parce que si Sollers décide de sortir à la rentrée littéraire un pesant volume de 500 pages écrit par son disciple, ce n'est pas pour qu'il croupisse dans l'ombre du roman d'une quelconque Alina Reyes. D'où le soupçon légitime d'Alina : on ne parle pas de son livre en raison d'une omertà, et non d'une indifférence esthétique. Là où on est tenté de lui donner raison, c'est en constatant que toute la clique journalistique pro-Sollers manifeste une prompte et curieuse virulence à l'endroit, non du supposé plagiaire, mais de la plaignante qui, elle, expose sa cause avec plus d'agacement que de colère. Assouline (Le Monde) la traite de paranoïaque et lui suggère de consulter un psychologue, en plus de brandir le spectre ignoble d'une plainte en calomnie et diffamation. Benoît Delmas, sur son blog Western Culturel (hébergé par Courrier International), exécute en dix courtes lignes Alina Reyes : elle sombre dans la paranoïa, son accusation est grotesque (mais comment le sait-il ?), elle n'a « jamais marqué les esprits par son talent littéraire » (est-ce le sujet ?), est, pour conclure, une imbécile que le plumitif Delmas, après avoir lancé une fleurette à Pier-Paolo Assouline pour son « pertinent blog », conseille à Haenel d'oublier en vidant un whisky à sa santé (sa santé mentale à Alina, que l'on devine déficiente). Et pour conclure, à moins qu'il n'y en ait d'autres, la mise au point de Haenel sur Bibliobs.com (Le Nouvels Obs).
Outre l'omertà, que l'on observe sans pouvoir la prouver et que l'on ne peut briser qu'en parlant, l'affaire tourne donc autour de l'idée de plagiat, non d'une œuvre, mais de l'imaginaire d'un auteur, une sorte de viol psychique, en somme. Haenel évidemment s'insurge, après avoir feint de croire qu'Alina lui reproche d'avoir lu trop attentivement son livre. Le problème est que Haenel ne semble pas s'être inspiré en empruntant des thèmes généraux à Alina Reyes, mais en se servant de la matière brute exposée trois ans durant sur le blog de son accusatrice. Les motifs dont l'emprunt est reproché à Haenel sont plus précis qu'il ne veut l'admettre, comme le démontre Alina dans son article chez le Stalker. Ils sont si nombreux et si précis qu'ils donnent le vertige. Il ne s'agit pas uniquement d'oiseaux, de loups, d'amour, de fleurs ou de Paris, mais de motifs souvent utilisés par Alina Reyes, qui ne sont la trame de ses livres que parce qu'ils sont la trame de sa vie, et qu'elle expose dans divers livres. Je ne sache pas que Yannick Haenel fasse de la danse, ni qu'il porte volontiers une certaine robe coquelicot avec des bas mauves. Alina évoque aussi des lieux que l'on retrouve tels quels dans Cercle, jusqu'à deux noms de bistrots cités par Alina dans de précédents ouvrages, sans oublier le recours à des gravures de Dürer (trois chez Reyes, une chez Haenel). L'excès de coïncidences abolit tout hasard. D'autant que ce n'est pas uniquement pour ce livre-là qu'Alina Reyes se plaint. Si des thèmes identiques ou connexes sont inévitablement partagés par beaucoup d'écrivains, il s'agit en général de thèmes globaux : l'inceste, l'enfance, la folie, la guerre, etc., et non de motifs aussi précis que, par exemple, une tapisserie exposée au musée de Cluny (un roman d'Alina Reyes paru en avril 2004 est entièrement brodé autour de la Dame à la licorne, et cette tapisserie a fait l'objet d'un livre de Haenel paru, lui, en mars 2005).
L'affaire ne devrait pas en rester là. Alina Reyes semble peu soucieuse de porter l'affaire devant les tribunaux : elle n'en a ni l'envie, ni les moyens — mais son éditeur, les Éditions du Rocher ?
PS — Comme prévu, Piotr Assouline n'a pas publié mon commentaire. La vérité sur cette affaire intéresse décidément peu ce petit monsieur, ce piètre journaliste et ce piètre écrivain.
11:50 Publié dans Banalités phénoménales | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : Reyes, Haenel, Sollers, Assouline, plagiat






Commentaires
Cher Ygor Yanka, cette fois, je suis en désaccord avec vous. J'ai lu deux romans de Haenel, son essai "La dame à la licorne", et la revue Ligne de risque tant qu'elle a paru. Je n'ai pas encore lu "Cercle" et n'ai rien lu d'Alina Reyès.
J'ai eu une brève correspondance avec Haenel et je sais qu'il a réellement vécu toutes les expériences qu'il raconte dans "Cercle" : l'abandon du travail (démission de l'Education Nationale), les pertes de sang liées à des problèmes intestinaux, je savais qu'il était à Berlin en 2006, un ami m'avait donné à ce moment là des échos de son "observation du nihilisme" dans cette ville. Anna Livia vient de Finnegans Wake de Joyce,et elle existe aussi dans la vie de Haenel. Ces expériences ne sont aucunement empruntées à A.Reyès.
Quant à l'imaginaire... Je pose l'hypothèse qu'Haenel et Reyès ont un imaginaire proche, peut-être dû à des lectures communes, peut-être dû à une esthétique et une éthique de la jouissance, une forme de mysticisme païen qu'ils partagent, bien de notre époque, quoi qu'ils en disent.Cette esthétique et cette éthique de la jouissance ne sont sans doute pas pour déplaire à Sollers qui a publié deux romans d'A.Reyès.
L'essai "A mon seul désir" de Haenel m'avait déçue. La tapisserie de "La dame à la licorne" est liée à l'idéal courtois qu'Haenel semble mal connaître, ou avoir mal compris, idéal très loin de sa mystique païenne.
Il est vrai que Sollers est tentaculaire, qu'il détient un pouvoir éditorial exorbitant mais je ne crois pas que cette affaire ébranle ce pouvoir. Ce combat est donc vain.
Quant à A.Reyès, elle devrait savoir que la "visibilité", la médiatisation d'un livre, n'est que vanité. Les livres médiatisés sont achetés, pas nécessairement lus, souvent mal lus. Stalker, qui défend la conception la plus haute de l'écriture,celle de Faulkner, de Bernanos et d'Armel Guerne, pour ne citer qu'eux, se trompe de combat. Comme l'écrit Armel Guerne dans "Mythologie de l'Homme" : " Ce sont les choses dites qui importent- non pas qui les dit" et : "l'œuvre incessante de l'esprit demeure clandestine". Le grand écrivain, à mes yeux, ne se soucie pas de la visibilité de ses livres et de son nom. Seule sa parole compte.
Ecrit par : Erzsebet | vendredi, 12 octobre 2007
Erzsebet, vous avez peut-être raison, vous semblez connaître mieux que nous (que moi en tous les cas) cette sainte Trinité : Sollers/Meyronnis/Haenel.
J'ai souvent entendu ce reproche, que je résume : comment, vous, pouvez-vous perdre votre temps avec de si piètres adversaires (Assouline, Viviant, Sollers, etc.) ?
Vous donnez la réponse : parce qu'ils détiennent un pouvoir exorbitant, inadmissible, qu'ils sont les nouveaux favorisés du petit Cercle parisien (une cinquantaine de personnes, pas plus) qui font et défont les rumeurs, autant ou presque que les carrières. Ils occupent la place des pauvres, et ils l'occupent depuis désormais bien trop d'années, de ceux dont on ne parle jamais.
Pourquoi je fais cela ? Parce que, lorsque j'ouvre la Zone à un auteur pour de telles raisons, je vous jure que je crois entendre les rugissements de Bloy face à la colonne de silence qui l'étouffait.
Pourquoi je fais cela ? Pour ne pas étouffer justement, pour battre quelque peu en brèche cette colonne de silence que celles et ceux dont nous ne pouvons plus souffrir les déclarations, les tronches et les livres ont érigée devant nous.
Vous parlez de grand écrivain justement, ajoutant qu'il ne se soucie pas de visibilité et vous avez encore raison : mais alors, de grâce, essayez donc de nous expliquer pour quelle profonde et mystérieuse raison vous considérez que Philippe Sollers fait partie de ceux-là ?
Et, s'il fait partie à vos yeux de ceux-là, pourquoi s'ingénie-t-il donc à occuper toutes les surfaces visibles ou presque, que ce soit par sa présence ou celle de ses toutous ?
Et, si décidément cette bande (ajoutons-en un quatrième, que vous devinez; non, retirons plutôt un : Sollers chrétien ? Oui, autant que je suis fan de Benjamin Biolay...) n'a, pour horizon métaphysique, que la plane non-épaisseur d'un vague nihilisme relevé à la sauce heideggérienne, qu'est-ce que vous, la chrétienne, la catholique, trouvez donc de si extraordinaires dans leurs livres et même dans le fait de correspondre avec eux ?
Je crois que vous vous trompez de fascination.
Un dernier mot : tous les combats sont perdus d'avance oui, surtout lorsque l'on ne jette pas ses tripes dedans, en effet. Aucune polémique n'a paru vaine à Bernanos.
Aucune, pas même celles où il exerçait ses dents en tant que simple journaliste, à ses tout débuts.
Ecrit par : Stalker | vendredi, 12 octobre 2007
Juan, on ne peut mettre sur le même plan les combats de Bernanos, contre la guerre d'Espagne,et surtout l'essai grandiose "La France contre les robots", qui dénonce le nihilisme contemporain, l'emprise de la Technique, essai heideggerien sans le savoir, et un combat contre les tenants du pouvoir éditorial, en France (petit pays, en 2007), qui ne sont que les rouages d'un système. Quand Sollers cassera son fume-cigarettes, un autre le remplacera qui fera pareil. Ces gens là sont eux-mêmes sous la contrainte du système économique qui a fait de l'édition ce qu'elle est .
Ma critique du besoin de visibilité visait aussi Sollers et Haenel. La photo de ce dernier, sur toute la une du Monde des Livres, tel un mannequin publicitaire, quelle belle opération de marketing, pour un "scissioniste" !
Je n'ai jamais dit que Sollers était un grand écrivain,à la hauteur d'un Faulkner ou même d'un Joyce qu'il admire tant. C'est un écrivain important du 20e siècle,déjà derrière nous. Vous dire pourquoi dans l'espace d'un commentaire de blog, Juan, autant demander à Cendrillon de trier une montagne de lentilles.
Je peux juste essayer quelques remarques, en vrac... Son œuvre charrie les traditions et la modernité, tente de les relier, de façon parfois improbable, catholicisme et libertinage du 18e, par exemple.Elle pulvérise les idéologies du 20e siècle,le féminisme dans "Femmes", roman à clés où se croisent ironiquement les figures d'Althusser ( Althusser, c'était pire que Badiou), Barthes avec "ses yeux de poisson frît" sur son lit de mort, Lacan. Un roman comme "Le secret" en dit long sur l'asservissement biopolitique à venir, avec le contrepoint du narrateur qui récite le Je vous salue Marie avec son petit garçon, scène qui rappelle le père et le petit garçon dans "Le Sacrifice" de Tatrkovski.
On peut saluer chez Sollers une volonté de recensement encyclopédique des chefs d'œuvre de la littérature mondiale, volonté qui trahit l'angoisse obsessionnelle que ces chefs d'œuvre meurent.
J'aime beaucoup l'essai "Sade contre l'Etre Suprême" où Sollers s'en prend au culte de la Raison instauré par Robespierre contre lequel Sade s'est élevé, et cette phrase de Sollers, lue je ne sais plus où : " Un esprit libre lit la Bible et Sade avec le même sang-froid". Je pourrais parler de sa subtile théorie du "trou de la Vierge", dans "Eloge de l'Infini" : la Vierge, seule femme visitée par le Verbe, contrepoint nécessaire d'Aphrodite, est un"trou" dans la chaîne de la reproduction,j'en déduis que La Vierge légitime la femme poète, c'est pourquoi je préfère le catholicisme au féminisme, au marxisme, à l'islam etc
J'arrête là cet exercice impossible...
Sollers,vaniteux, salopard, qui étreint mal à vouloir embrasser Dante et Voltaire ensemble , Sollers , le Voltaire catholique du 20e siècle, et alors? Le Sphinx du Gers, pour en prendre un autre au hasard, est-il un saint?
Ecrit par : Erzsebet | vendredi, 12 octobre 2007
Bof bof bof, ce n'est qu'étalage intellectuel ma chère, ce qui n'est pas une bien bonne chose lorsque l'on vous demande de nous dire quel effet la prose de Sollers vous fait.
Je soupçonne d'ailleurs depuis quelque temps ce fait : vous admirez Sollers pour la foule d'idées brillantes qu'il sème à tout vent, pas pour ses livres d'écrivain, pour son style.
Vous êtes une intello peut-être encore plus qu'une littéraire mais c'est le travers commun de presque toutes les femmes qui m'ont déclaré aimer passionnément la littérature. Il y aurait d'ailleurs beaucoup à dire, sur cette impossibilité féminine de nourrir un rapport réellement charnel avec le verbe.
Ecrit par : Stalker | samedi, 13 octobre 2007
Ygor, êtes-vous sûr de soutenir ma cause en mettant en lien deux textes qui me sont très défavorables, celui de Haenel et celui du cow-boy ? Sans ma réponse à Haenel ?
Erzsebet, je sais bien qu'Anna Livia vient de Joyce et que Haenel a quitté son travail, grâce à ses petites économies comme il le raconte, mais il y a tout le reste, tout le reste est beaucoup et ne peut s'expliquer par des lectures communes. Lisez "Evoluer parmi les avalanches" et vous voyez Haenel : les phrases, les déambulations... et c'est à peu près tout. La chair du monde, sous tous les motifs que je détaille chez le Stalker, c'est chez moi qu'elle se trouve depuis toujours, parce qu'elle est ma vie, et non pas ma bibliothèque. Et sans tout cela qu'il m'a emprunté, son livre serait beaucoup plus fade, c'est-à-dire son livre lui ressemblerait, tout simplement.
Ecrit par : Alina Reyes | samedi, 13 octobre 2007
Si Stalker fait sa tête de mule basque, je ne suis pas "rendue"...
Juan, vous me demandez dans un commentaire ci-dessus : " Vous parlez de grand écrivain, justement [...]essayez de nous expliquer pour quelle profonde et mystérieuse raison vous considérez que Philippe Sollers fait partie de ceux-là". Et plus loin:" vous vous trompez de fascination"
Je réponds, dans le commentaire ci-dessus:" Je n'ai jamais dit que Sollers était un grand écrivain. C'est un écrivain important du 20e siècle, déjà derrière nous." Votre question n'était pas: "Quel effet vous fait le style de Sollers?" Relisez-vous et relisez-moi!
Je n'ai pas parlé du style de Sollers parce que vous ne le demandiez pas et parce qu'il me fait relativement peu d'effet, en d'autres termes, je n'ai jamais été fascinée, amoureuse de ce style. Je lis Sollers comme un "expérimentateur" du langage, ( et là, il faut bien reconnaître qu'il a pris des risques, le risque de l'échec ou de l'impasse), et un "passeur" qui sait transmettre son admiration pour certaines œuvres. Est-ce interdit? Est-ce sans intérêt?
Puisqu'il y a "beaucoup à dire sur cette impossibilité féminine de nourrir un rapport réellement charnel avec le verbe" (sans majuscule), dites un peu de ce "beaucoup", ne vous gênez pas, Yanka ne limite pas son hospitalité, que je sache. Là, tête de mule, vous êtes un brin de mauvaise foi vous qui avez lu tout ce que j'ai pu écrire sur vos textes, sur ce blog même, naguère, sur le blog de D.Autié, récemment, à propos de votre "Littérature à contre-nuit" .
Alina Reyès, j'ai lu "Introduction à la mort française", "Evoluer parmi les avalanches". Je ne vous ai pas lue, Haenel non plus, d'ailleurs, je crois qu'il avait autre chose à faire à Berlin que lire votre blog. Je vais lire "Cercle" et votre "Forêt profonde". Au moins, cette "affaire" vous aura fait lire, tous les deux, c'est le moindre mal qu'elle aura fait.
Ecrit par : Erzsebet | samedi, 13 octobre 2007
Erzsebet, je n'affirme pas en effet que Haenel ait lu mon blog, ça ne me semble pas l'hypothèse la plus vraisemblable. Je constate, relevant dans son roman des dizaines de motifs qui n'étaient pas dans ses oeuvres précédentes mais qui font depuis toujours partie de mon oeuvre, puisqu'ils me constituent, qu'il a bien fallu que quelqu'un lise avec attention soit mon blog, soit mes manuscrits en cours tels qu'ils ont pu circuler chez l'un ou l'autre éditeur, et de plus quelques-uns de mes livres. Il y a là une démarche délibérée, je vais tâcher de le démontrer de façon plus précise encore que je ne l'ai fait chez Juan. Que l'on m'explique cela, voilà ce que je demande. Comment cela a-t-il été fait. Mon dernier courriel à Yannick était cette simple question : "étiez-vous au conscient de ce que vous faisiez ?"
Ygor, espèce d'agent double, je vous taquinais !
Ecrit par : Alina Reyes | samedi, 13 octobre 2007
... "étiez-vous conscient", voulais-je dire, mais le lapsus n'est pas sans intérêt. Quel était ce conscient, et pourquoi lui avoir cédé, pour ne pas dire s'en être laissé posséder ?
Ecrit par : Alina Reyes | samedi, 13 octobre 2007
Il est assez étonnant au moment où on accuse dans les blogs de la bande des quatre Assouline de véhiculer des "bruits de couloirs ou des borborygmes de bidet" de vous vous étendre avec des propos de pipelettes sur une affaire mineure qu'Assouline a déjà oubliée. Vous les tenant de la grande littérature, de la pureté. C'est assez pitoyable. Dans cette bouillie à la "Voici" vous n'hésitez à citer des Bernanos, des Bloy que vous rêvez d'imiter et dont vous n'avez pris hélas que le plus mauvais.
Mais bon, pourquoi vous en vouloir, vous êtes humains. Simplement il faut descendre de votre chaire, tirer la porte derrière vous et abandonner vos jugements méprisants.
Rien ne vous interdit d'être de vieux réactionnaires aigris, mais le ridicule c'est de l'être avec fatuité. Votre groupe ressemble de plus en plus à un conjuration de cuistres.
Ecrit par : Assouphile | dimanche, 14 octobre 2007
Tiens, un nouvel IA : non pas Intelligence Artificielle mais plutôt Imbécile Anonyme.
C'est tout, IA ?
Allez, vous allez rejoindre le reste, avec un immonde borborygme de bidet.
Ecrit par : Stalker | dimanche, 14 octobre 2007
Il semble que les talons des bottes d'IA aient marqué tes petits fesses grisâtres et déjà ridées de leurs fers incandescents... Il n'y a que ça qui marche avec toi, comme avec les bêtes : les coups.
Peut-être qu'un jour, quand ton ami Sarkozy aura étendu le domaine de la phagocytation, tu pourras enfin mettre un nom, un visage, une adresse derrière les adresses IP que tu demandes à tes "amis" de te fournir, tel le bon petit Lacombe Lucien que tu es...
En attendant, si tu savais la jubilation qu'il y a à rester ainsi anonyme, pour la seule raison que cela t'insupporte - non d'ailleurs en vertu de je ne sais quelle clownesque exigence de Vérité - tu es mal placé, c'est le moins qu'on puisse dire... -mais tout simplement parce que tu aimes tant humilier, blesser, sous prétexte de rendre justice... Enfin tu aimes ça, à distance, du moins :)
D'ailleurs, au passage, tout le monde sait bien, dans ce microcosme Charolais, que tu trolles volontiers toi-même... Alors pas de sermon, petit flic...
En attendant va jouer à la Nuit, derrière ton écran, assis sur ton coussin d'indemnités et ton larfeuille boursier. N'insulte pas ceux qui souffrent vraiment par ta parodie de combat spirituel et ton style bouffi de lui-même... Pose au Connétable des Lettres pour cacher ton âme de Doge... Fais tout ce que tu veux, mais je t'en prie, petite friture, continue à nous faire rire! Por favor, tonto.
Ecrit par : Monsieur I.A. | dimanche, 14 octobre 2007
« Peut-être qu'un jour, quand ton ami Sarkozy aura étendu le domaine de la phagocytation, tu pourras enfin mettre un nom, un visage, une adresse derrière les adresses IP que tu demandes à tes "amis" de te fournir, tel le bon petit Lacombe Lucien que tu es... »
Juan ne m'a jamais demandé la moindre adresse IP. Y songerait-il que sa requête demeurerait lettre morte. Vous noterez au passage que je laisse ici s'exprimer tout le monde, sans jamais censurer, quand la moindre des choses serait que je supprime les commentaires dont l'unique objet est d'asperger Asensio à coups de brosse à chiottes, quoi qu'il dise.
Ecrit par : Yanka | dimanche, 14 octobre 2007
fou ça ! j'ai la chair de poule rien qu'à l'idée que ce Monsieur soit un rhinocéros dans la vraie vie, ou, plus farfelu encore : carrément une représentante du beau sexe
une brosse à chiottes, oui, mais en métal précieux alors, non ?
Ecrit par : niki | dimanche, 14 octobre 2007
tiens, à propos de commentaires et de brosse à chiottes, les wc de Lettera di Liegi sont fermés de l'intérieur...
"C'est toujours pour moi très pénible de rentrer en Belgique après une escapade parisienne. Les gens ici sont infâmes de laideur, et tout est lent, malade. J'aime les visages et la variété des visages. Le visage liégeois est de papier mâché, grisâtre, funeste. Pas de quoi brosser de plaisants portraits. À Paris, blablabla..."
MDR vieux ! non mais c'est quoi ces conneries sur la cité ardente, notre tox city bien aimée, hein tu peux me dire ? pas moins de 47 nationalités différentes dans le seul quartier de st léonard, allez vas-y dis-moi pas
Ecrit par : niki | lundi, 15 octobre 2007
Le quartier Saint-Léonard ? C'est là que j'habitais... Les derniers temps c'était devenu un quartier belge, avec toutes les nuisances que cela suppose. Même les Arabes s'en plaignaient...
Ecrit par : Yanka | lundi, 15 octobre 2007
Je préfère les écureuils aux pommes de terre, moi.
Ecrit par : niki | lundi, 15 octobre 2007
Non, non : les patates, c'est bien meilleur. D'ailleurs je suis en train d'écrire un traité sur les patates. Je cherche un éditeur, un qui a la frite si possible, ha ha ha !!!
Ecrit par : Assouphile | lundi, 15 octobre 2007
Avec les frites, beaucoup de mayonnaise.
Ecrit par : niki | lundi, 15 octobre 2007
Une bonne sauce andalouse, c'est le meilleur avec des frites.
Ecrit par : assouphile | lundi, 15 octobre 2007
Ça suffit, oui ?
Ecrit par : Yanka | mardi, 16 octobre 2007
presque
Ecrit par : niki | mardi, 16 octobre 2007
Les commentaires sont fermés.