vendredi, 19 octobre 2007

Autumn leaves

The trees are in their autumn beauty,
The woodland paths are dry,
Under the October twilight the water
Mirrors a still sky... (1)

Ah ! l'automne... La rentrée littéraire, la valse des feuilles mortes, les livres à foison... Tout cela m'enchante, me ravit, me transporte, me décoiffe...

Un vent favorable, quoique tourbillonnant, m'apporte la nouvelle que la dénommée Annick Haenel, dame d'honneur du roi Philippe d'Aquitaine, aurait, comme par hasard, subtilisé de vieilles mais somptueuses dentelles (dont un caraco coquelicot) dans le coffre à linges d'Aline, sa chambrière — après quoi, elle se serait enfui dans la forêt profonde, parmi les loups très affamés et les féroces critiques. 

J'ai relevé dans une précédente note un extrait de la brève critique consacrée à Cercle par Jean-Louis Kuffer. Notons : « Ce livre me semble un collage de références sur un fond de vacuité élégante, dont la première scène des feuilles jetées au vent par celui qui a décidé de rompre d'avec sa via smarrita est déjà un cliché et un pastiche. »

Voilà une scène (celle des feuilles éparpillées aux quatre vents) que le baroudeur Haenel n'a pas empruntée à celle dont le nom soudain m'échappe. Cette scène bouleversante, superbe et tellement romantique, elle provient ni plus ni moins, ma sinistre tête à couper, du volume 16 de la série des Gaston, du facétieux Franquin. La preuve ?

(Click thumbnail to enlarge — cliquer sur la vignette pour agrandir) 

Gaston

Note

(1) – The wild swans at Coole, William Butler Yeats. 

Commentaires

Ygor, je vous l'ai dit, c'est une question de méthode. Je vous remercie de vos bonnes intentions, vous le savez, mais ce que j'ai à faire est délicat, et je préfère suivre ma propre logique. Mon but n'est peut-être pas le vôtre, vous n'y pouvez rien. Mon but apparaîtra quand j'aurai terminé mon travail.

Vous me dites qu'Asensio et vous avez donné de l'ampleur à cette affaire, et je reconnais votre entrain sur cette question. Vous savez que le site du Nouvel Obs m'avait demandé ce texte, chez eux il aurait été tout aussi visible mais j'ai préféré tenir mon engagement avec Juan, que je connais et dont j'apprécie le travail sur un plan littéraire.

Je me suis entendue avec Juan pour publier ce texte chez lui, il m'a consultée pour l'illustration, la mise en page, le chapeau, puisque c'était une entreprise commune. Vous avez tout fait de votre propre initiative - fort bien, mais admettez que cela puisse ne pas correspondre à ce que je souhaite faire, moi.

Merci pour ce qui a été fait, et ne m'en veuillez pas de ne pouvoir m'y associer. Je souhaite seulement avancer sans me soucier de l'agitation qui pourrait se produire ici ou là.

Ecrit par : Alina | vendredi, 19 octobre 2007

Trop fort, Ygor! Et trop drôle! C'est tout à fait ça! Je lis ce livre, j"en suis à la page 248 ( les soldes), on se croirait dans "Au Bonheur des Dames" de Zola!

Ecrit par : Erzsebet | vendredi, 19 octobre 2007

Oh, la bonne idée Alina de vous confier au Stalker.
Il est déjà fou de vous.
http://stalker.hautetfort.com/archive/2005/10/07/la-chair-est-triste-helas.html

Ecrit par : L'observateur | vendredi, 19 octobre 2007

Oui, oui, oui, Alina... Sauf que, tout de même, sur votre blog, vous remerciez le monde entier et même quelques Martiens dont je ne sache pas qu'ils se fussent fort impliqués, et pas la moindre mention de mon initiative, comme si je n'existais pas. Et comme, à ma question de savoir ce que j'ai bien pu faire qui vous nuise, vous répondez que je procède d'une façon ambigüe (ce qui tend à signifier que je serais un agent double), je nourris quelque compréhensible amertume, puisque vous ne semblez pas vouloir me dire, en dépit de ma demande répétée, où diable ai-je mis des liens susceptibles de desservir votre cause ? Quant à mon petit montage sur « Cercle » par Alina Reyes, vous avez dit qu'il vous déplaisait. Vous ne m'avez jamais demandé de l'enlever.

Admettons que ma méthode soit trop brutale, trop offensive pour votre goût délicat. Cela vous empêche-t-il de signaler l'initiative sur votre blog (je prends position, mais j'informe aussi), quitte à émettre des réserves sur la méthode. En cinq lignes c'est bouclé.

Admettons... admettons que je veuille savoir ce qu'a dans le ventre Alina Reyes littérairement. À cette fin, je me procure un de vos livres, « Ma vie douce », par exemple (j'adore les journaux d'écrivains), « ouvrage imprimé en Plantin corps 11 par les Ateliers Graphiques de l'Ardoisière à Bègles ». Admettons que ce livre me déplaise (ça peut arriver). En temps normal, je ne dis rien. Au souvenir de votre dédain, blessé, qui dit que je ne m'emparerais pas de ma plume la plus effilée pour vous tailler un article sur mesure, chose dont je suis capable assurément et pour laquelle je semble avoir une espèce de petit talent. Ce n'est pas une menace, c'est une simple supposition : il est tout à fait possible qu'il me plaise, votre journal (je suis plus tolérant avec ce genre qu'avec le roman).

Ecrit par : Yanka | vendredi, 19 octobre 2007

http://www.maniacworld.com/albert-einstein-1.jpg

Ecrit par : Alina | vendredi, 19 octobre 2007

Je fais également état, quoique plus brièvement, sur mon blog de cette étonnante affaire anti-littéraire Reyes-Haenel:

http://theatrummundi.hautetfort.com/archive/2007/10/20/alina-rayee-certes-mais-yannick-haenul.html

Merci beaucoup à vous, Ygor Yanka.

Ecrit par : Pascal Adam | samedi, 20 octobre 2007

Alina, avez-vous lu ça, comme je l'ai lu:

"Que l'accusé soit le poulain de Sollers n'est évidemment pas étranger à mon activisme, mais j'aurais agi de même si elle avait accusé le pape de lui avoir volé les motifs d'une encyclique. Bordel ! C'est une question de principe et voilà tout. Qu'elle soit femme, nègre ou youpin n'entre pas en considération. Ses arguments m'ont tout simplement convaincu."
Sans doute chez Yanka une façon toute naturelle de s'exprimer. Brrr...

Ecrit par : L'observateur | dimanche, 21 octobre 2007

Ce n'est pas « L'observateur », mais « L'Inquisiteur », chargé d'inspecter les fonds de ciboires aux fins d'y déceler des micro-traces d'hérésie. La façon dont je m'exprime au naturel, soit dans ma vie de tous les jours, elle se trouve partout, dans tous les textes de ce blog, et pas seulement dans les anfractuosités où vous avez décidé que la vermine grouillait. Je vais être franc : si pour vous les mots « nègre » et « youpin » sont sales, c'est parce que vous ne pouvez vous empêcher de penser qu'ils désignent des réalités sales, ce qui n'est pas mon cas. Je m'étonne du reste que, cultivé comme vous semblez l'être, vous n'ayez pas reconnu une allusion que j'ai déjà faite sur ce blog à une chanson de Hubert-Félix Thiéfaine, « 113ème cigarette sans dormir ». Je ne cache nulle part mes sentiments ni mes humeurs, contrairement aux gens comme vous qui redoutez tellement d'être pris en défaut sur la doxa du parler politiquement correct (on dit « Black » et pas « Nègre », parce que dans « Nègre » vous entendez « Sale Nègre », ce que je trouve fort vicieux). Quant aux Youpins... Si vous me lisiez pour me lire et non pour me découvrir à tout prix des pustules, vous découvririez assez vite que je pense le plus grand bien du peuple juif, de la culture juive, de l'intelligence juive, et que je peux même être, par endroits, considéré comme un sioniste. Goy, mais sioniste.

Ecrit par : Yanka | lundi, 22 octobre 2007

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