lundi, 26 février 2007

Take 1

medium_1999_12_15.3.jpgLa « célèbre » écriture manuscrite d'Ygor Yanka. Mon écriture usuelle, lorsque je m'applique, est tout à fait présentable. Dans mes journaux et dans mes notes, une étrange écriture, dite de combat, ou araméenne, prend le relai. Ce n'est aucunement voulu. Lorsque je prends des notes rapides, non destinées à être lues par un autre que moi, je tiens mon stylo assez haut et l'auriculaire tendu de ma main droite seul touche le papier. J'écris très vite, comme si je dansais sur le papier. 
 
La page présentée est un extrait de mon journal de 1999. En voici le texte :
 
Nuit du mardi 14 au mercredi 15 déc.
 
Je me suis interrompu hier lorsque Valérie est arrivée. J'avais eu à l'entrée du soir l'idée de joindre Valérie par l'intermédiaire d'Olivier afin d'avoir à mon côté une présence féminine. Petite puce. Elle et Olivier avaient pourtant prévu d'aller au cinéma. Elle y a renoncé pour me tenir compagnie. Je suis de plus en plus sensible à la gentillesse et l'amitié devient pour moi une valeur primordiale. Nous avons parlé, mangé, puis parlé jusqu'à l'aube. Valérie s'est endormie dans le divan. J'ai pris quelques notes avant d'aller me coucher. Je me suis éveillé à 7 heures du soir, juste à temps pour alimenter le bougeoir. L'idée m'était venue, après mon coup de fil à Mamy et sa promesse d'aller mettre une bougie à l'église, de dresser sur la cheminée un petit autel avec une photo de Caroline devant laquelle une bougie brûle en permanence. J'ai sonné à Stéphan vers 8 heures. Caroline ne s'est pas réveillée, mais son état s'améliore. La tension est remontée. Les médecins n'ont pu, comme ils en avaient hier l'intention, rendre son autonomie respiratoire à Caroline. Elle est